Le Sida en chiffres (données de l’ONUSIDA):

Depuis le début de l’épidémie, 78 millions de personnes ont été contaminées par le virus du Sida et 35 millions en sont décédées.
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En 2015, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont 34,9 millions d’adultes et 1,8 million d’enfants de moins de 15 ans.
2,1 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH, parmi lesquelles 150 000 enfants.
Depuis 2010, le nombre de nouvelles contaminations parmi les adultes ne diminue pas, à l’inverse des enfants dont le nombre a chuté de moitié.

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En 2015, on dénombre 1,1 million décès dont 110 000 enfants.

En 2015, un peu moins de la moitié (46%) des personnes VIH positives ont accès à un traitement tandis que 77% des femmes enceintes séropositives pour le VIH sont traitées.

C’est quoi le virus du sida?

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Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui s’attaque aux cellules du système immunitaire en les détruisant ou les rendant inefficace. Il affaiblit les systèmes de surveillance et de défense de l’organisme contre les infections et certains types de cancer.

Le début de l’infection passe souvent inaperçu (parfois un syndrome grippal) et c’est plus tard, lorsque le système immunitaire est affaibli que des signes apparaissent : perte de poids rapide, fièvre récurrente, diarrhée persistante, toux, gros ganglions..

Le SIDA, acronyme pour Syndrome d’Immuno Déficience Acquise, est le dernier stade de l’infection VIH, avec la survenue d’infections opportunistes (cancers, infections sévères..), qui apparaissent au bout de 10 à 15 ans d’évolution et conduisent souvent au décès.

Il n’existe actuellement pas de traitement curatif. Néanmoins, les médicaments antirétroviraux (ARV) actuels parviennent à juguler le VIH, éviter la transmission du virus et le passage au stade SIDA. Grâce au traitement, c’est devenu en quelque sorte une maladie chronique.

Comment est-il transmis ? Comment le dépister ?

Le VIH se transmet par contact étroit et non protégé avec les liquides organiques d’un sujet infecté (sang, sperme, secrétions vaginales, lait maternel). Il est ainsi transmis lors des rapports sexuels (vaginaux ou anaux) non protégés, transfusion de sang contaminé, partage de seringues contaminées et de la mère à l’enfant (pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein).

Il n’est pas transmis lors des gestes de la vie courante : baisers, poignée de mains, partage d’objets personnels, ingestion d’eau ou de nourriture.

Le diagnostic est sérologique après prélèvement sanguin. La plupart des tests décèlent les anticorps anti-VIH, qui apparaissent entre 3 et 12 semaines après la contamination, moyenne 28 jours. On ne peut pas les détecter à un stade précoce de l’infection, que l’on appelle la «fenêtre sérologique». Cette période est celle où la contagiosité est la plus grande, mais le virus peut être transmis à n’importe quel stade de l’infection.

Avec les tests de 3ème génération, après un premier test négatif 3 mois après la prise de risque, il faut le répéter 3 mois après pour confirmer la séronégativité.
Les tests Elisa combinés dits de 4ème génération détectent en même temps les anticorps anti-VIH et l’antigène p24 (part du virus lui-même). Ils peuvent déceler l’infection à partir de 3 à 4 semaines après la contamination, mais pour un diagnostic de certitude, 6 semaines sont recommandées.

Il existe aussi des Tests Rapides d’Orientation de Diagnostic (TROD), qui ont l’avantage de donner un résultat en quelques minutes après avoir prélever un peu de sang au bout du doigt. Si le résultat est réactif, il doit être confirmé par un test de dépistage classique. Ce test n’existe pas au Vietnam et n’est pas utilisé en pratique courante dans les autres pays.

Quand se faire dépister ?

Les occasions sont multiples et variées : à la suite d’une prise de risques (rapport sexuel non protégé, rupture du préservatif, partage d’une seringue ou d’un matériel de consommation infecté); quand on commence une nouvelle relation; qu’une grossesse est envisagée.

Cela peut être aussi simplement pour faire le point et savoir où on en est par rapport au VIH, surtout lorsqu’on fait partie des groupes les plus à risque (partenaires multiples ou avec des travailleurs du sexe, homosexuels masculins, transsexuels, prostitué-es, usagers de drogues intraveineuses).

Le test peut être fait à tout moment de la journée, pas besoin d’être à jeun.

Quelles préventions?

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  • L’usage correct et régulier du préservatif masculin ou féminin protège contre la transmission des Infections Sexuellement Transmissibles, parmi lesquelles le VIH.
  • La limitation du nombre de partenaires sexuels et le choix de certaines pratiques sexuelles (sexe oral ou sans contact avec un liquide organique) réduisent également le risque de contamination.
  • Prendre le traitement ARV pour traiter ou prévenir (pré-exposition) le VIH est également fortement conseillé. Le traitement d’un patient séropositif doit être envisagé dès le début pour en limiter la propagation à son partenaire (réduit le risque de 96%) ou à son enfant dans le cas d’une femme enceinte.
  • Après un risque de contamination, utiliser une prophylaxie post-exposition efficace (pas à 100%), à prendre dans les 72 heures pendant 28 jours.
  • Il existe aussi des mesures de réduction des risques pour les consommateurs de drogues injectables, non détaillées ici.
  • Se faire dépister dès qu’il y a une prise de risque, car on peut vivre avec le VIH sans le savoir et contaminer les autres.


Selon l’ONUSIDA, enrayer l’épidémie du Sida à l’aube de 2030 est un objectif atteignable.