"Même si la situation paraît plus calme pour les jours à venir, ça ne veut pas dire que ce soit pour longtemps. En effet l'accord qui sera signé bientôt au Caire ne résoudra pas le conflit, c'est seulement une façon d'arrêter le phénomène action-réaction entre les deux parties. Ce conflit a donné lieu à 3 attaques en 5 ans, tuant 3500 personnes, dont la plupart sont des civils et occasionnant plus de 15 800 blessés, nombre considérable enregistré dans les centres de réhabilitations. La majorité des habitants de Gaza ont besoin de programmes de soutien d'un point de vue psycho-social… mais n'entrons pas dans plus de détails ou d'études sophistiquées pour exposer les conséquences et les complications de ces attaques incessantes… il suffit de dire que NOUS SOMMES EN VIE MAIS SANS VIE.

Sans stabilité pour le futur de nos enfants, nous perdons espoir car nous ne savons pas de quoi les lendemains seront faits….

Il faut vivre ici ou s'enfuir, sauf que, pour nous, le choix est limité quand on y réfléchit de plus près...

(J'ai du m'arrêter d'écrire à l'instant pour m'occuper de ma petite fille réveillée en sursaut par une frappe aérienne particulièrement bruyante)

…Je sais vraiment qu'une part de la population à l'extérieur continue de nous soutenir -même si cela reste insuffisant- mais ce sentiment de ne pas être seul nous donne la force de continuer à vivre…"