Plus de 3 semaines après le terrible tremblement de terre, si la vie semble avoir repris le dessus, les écoles sont toujours fermées et nombre d'habitants se retrouvent sans travail, faute de bureaux. Si certains bâtiments sont encore debout, plus personne ne veut y retourner. De nombreux quartiers se retrouvent ainsi totalement désertifiés, donnant une impression de scènes de films de fin du monde.

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Des syndromes de stress post-traumatiques apparaissent aussi. Yolette Jean, pharmacienne, raconte "ma fille de 17 ans se met à vomir lorsqu'elle repense à certaines scènes, elle ne parvient plus à dormir et reste cloîtrée à domicile. Je pense la faire partir en France ou au Canada pour qu'elle se soigne." La maison de Yolette ainsi que son bureau ont été détruits mais, le sourire toujours aux lèvres, elle continue à aider les autres, en attendant que le temps répare ses cicatrices.

Si l'on dénombre près de 500 000 personnes déplacées, parties en province, les habitants de la capitale se sont réfugiées dans des zones de regroupement spontané, dont certaines abritent jusqu'à 25 000 personnes. Des abris de fortune, disparates et hétéroclites ont pris place sur des terrains de sport, des parcs ou dans des zones inconstructibles aux abords de quartiers résidentiels. Malgré la mobilisation et l'entraide communautaires, certaines de ces zones ne présentent aucune infrastructure sanitaire ni ne bénéficient d'aucune aide médicale.

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Par faute de soins, les plaies consécutives au séisme se surinfectent. Apparaissent également des pathologies liées à la promiscuité et au péril fécal.

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Help Doctors apporte d'ores et déjà, en partenariat avec des réseaux communautaires locaux, une réponse médicale immédiate et élabore un programme de santé à long terme.