2 juillet 2009. OCHA. Centre d'actualité de l'ONU

Le Sous-directeur général à l'OMS pour les interventions sanitaires en cas de crise, Eric Laroche, a rappelé que «l’Organisation mondiale de la santé est extrêmement préoccupée par l’état de santé d’environ 2 millions de déplacés dans le nord-ouest du Pakistan, ainsi que par la capacité du système de santé à continuer à fournir des soins vitaux, étant donné l'afflux massif de personnes ». « Les hôpitaux, les unités sanitaires de base et d'autres installations subissent une extrême pression et ont du mal à traiter les personnes qui font face à de multiples menaces pour la santé », a t-il indiqué.

Pour sa part, Louis-Georges Arsenault, directeur des opérations d'urgence à l’UNICEF a déclaré que son organisation était profondément préoccupée par « la situation des femmes et des enfants dans la crise actuelle », avant d’ajouter que « plus de 60 pour cent des personnes déplacées sont des enfants de moins de 18 ans, ayant des besoins critiques, en matière de santé de services éducatifs, de soutien nutritionnel, d'eau, d'assainissement des infrastructures, d'éducation à l'hygiène, et à la protection ».

Le représentant de l'UNICEF a également souligné, au cours de cette conférence de presse qui se tenait à Islamabad, que de façon générale, les besoins élémentaires en eau et en assainissement étaient respectés dans les camps, mais que la situation était critique pour la grande majorité des déplacés vivant dans des communautés d'accueil, ainsi que pour les communautés d'accueil elles-mêmes.

Évoquant l'avenir, M. Arsenault a déclaré que le défi majeur pour tous les organismes humanitaires demeurerait « la nécessité de soutenir l'éducation, élément fondamental pour le développement du Pakistan, comme pour toute nation ».