ALIA a secoué le pays alors que le niveau des eaux était déjà relevé à cause de la mousson et de la période des hautes marées. Il a ainsi créé des vagues de plus de quatre mètres de haut, détruisant les digues de protection et les barrages. Beaucoup de personnes, dont de nombreux enfants, sont morts moyés, les cultures et les élevages sont détruits ainsi que les habitations en bambou et en tôle. Au total : Au moins deux cents personnes sont mortes et plus de 500 000 personnes restent sans abris… malgré la mousson qui continue…

Cette catastrophe s’est déroulée juste après notre mission de formation en mai au Bangladesh, les élèves devaient alors mettre en pratique leur savoir faire et leurs nouvelles connaissances.

Tout de suite , l’équipe de Friendship, ONG du Bangladesh avec la collaboration de laquelle Help Doctors travaille, s’est organisée devant l’afflux de victimes. Elle a réparti ses ressources humaines et matérielles aux endroits stratégiques où le cyclone ALIA avait frappé.

Un de nos anciens élèves, Shahin, qui est infirmier, raconte :“Nous sommes partis le premier juin. Moi j’étais basé à KUATATA, Ratan à TALTOLI et Kadir à SARAN KHOLA. Chaque jour nous avons vu chacun 71 patients nécessitant surtout des soins de traumatologie. La charge de travail était importante, mais nous avons été méthodiques et volontaires et la chaîne de secours a été très efficace. Nous sommes restés basés pendant dix jours et maintenant nous sommes rentrés et avons repris notre travail sur le bateau de Friendship. »

Ratan, un autre élève, ajoute :« Les sessions de formation de Help Doctors au sujet de la prise en charge des catastrophes nous ont beaucoup servi. Nous avons pu mettre en pratique les techniques de désinfection des plaies et de pansements, puis la mobilisation vers les hôpitaux. La formation très pratique de Help Doctors nous a vraiment rendu service au cours de cette catastrophe, car nous savions ce que nous devions faire et comment le faire. Nous n’étions pas apeurés par le nombre de victimes et le nombre de soins à faire.
Nous étions surtout mieux organisés qu’auparavant. Après quelques jours, nous avons même revu les premières victimes pour poursuivre le traitement. »

C’est à la réussite de leur travail que nous mesurons l’utilité de notre mission. Tout cela est très encourageant pour la suite de notre programme au Bangladesh.