Par le Dr Anne Guaguère et M Frederic Dollet

Après 3 sessions de formation, les étudiants sont devenus de bons secouristes. Avec peu de matériel, ils adaptent leurs prises en charge aux circonstances et à leurs victimes. Mais on sent aussi qu’ils n’ont pas eu l’occasion de revoir leurs cours théoriques, d’ou l’importance des revisions.

Un autre point positif est qu’ils sont toujours aussi motivés et que nous partageons ensemble le plaisir de nous retrouver.

Il parait par contre difficile pour les étudiants d’envisager la transmission du savoir à leur tour ; Peut être est ce culturel ? Peut être est ce par timidité sociale ? Peut être est ce par manque de connaissances théoriques ?

C’est en tout cas tout l’enjeu de cette quatrième session. Et tout au long de la journée, les paramédicaux font leurs premiers pas devant le tableau blanc pour apprendre à devenir eux même des "formateurs".

Nous souhaitons également travailler dans l'idée de préparer une meilleur réponse aux situations de catastrophe au Bangladesh. Avec leur aide, nous allons établir une carte de la région détaillant les possibilités de recours au soins en cas de nouvelle catastrophe :

  • Moyens humains disponibles (medecins, paramedics, secouristes)
  • Stockage de materiel dediées à l’urgence
  • Modalités de transport pour l’acheminement du materiel
  • Organisation de la prise en charge et de l’evacuation des victimes

Outre les postes de santé fixes de l’ong Friendship avec lesquelles nous travaillons, nous souhaitons mettre en avant l’importance primordiale des LIFEBOATS, les 2 bateaux hopitaux que possede cette ong.

En effet, le lifeboat remplit toutes les conditions necessaires à créer une véritable base arrière en cas de situation catastrophique :

  • Possibilité de stockage de materiel
  • Presence de personnel medical et paramedical formé
  • Salles de consultation, radiologie, bloc pour la chirurgie
  • Malgré une certaine lenteur de déplacement de ces gros bateaux, ce problème est partiellement résolu par la présence d’une vedette rapide pouvant servir de « bateau ambulance »


Tout un organigramme est donc à mettre en place avec les equipes locales pour adapter un plan de secours aux victimes en fonction des spécifiés géographiques du Bangladesh.

C’est un projet difficile et ambitieux pour lequel nous sommes extremement motivés car nous ressentons la volonté sincere de tous les participants et des dirigeants de Friendship, de tirer le maximum d'expérience de l'après Cyclone Sidr.

banglaS4_2.jpg