Depuis la fin de la guerre le 19 janvier 2009, Gaza ne se remet pas de ces 22 jours de violences et de destructions. Le Ministère de la Santé annonce plus de 300 patients qui seraient directement décédés de l'absence de traitements pour des maladies chroniques. Le conflit interne palestinien entre l'Autorité Palestinienne à Ramallah et le Gouvernement de-facto à Gaza a imposé la suspension de tous les transferts de patients vers Israël et l'Egypte.

La ville de de Khan Younes totalise environ 300 000 habitants. Avec la ville frontalière de Rafah et la partie Nord de cette région, c'est plus d'un tiers des habitants de Gaza qui y vivent. La précarité et la pauvreté sont telles, que les patients ne sont pas en capacité de payer les 3 ou 5 Shekels (0,5 à 1 €) de taxi pour rejoindre les principaux centres de santé de Gaza Ville. C'est ainsi que Help Doctors a décidé d'ouvrir dans les prochaines semaines un dispensaire dans cette région sud de Gaza.

Pour le moment, le plus difficile est de parvenir à trouver un lieu pour abriter la "clinic Help Doctors". Avec plus de 50 000 sans abris depuis la guerre, se loger reste une préoccupation importante pour de nombreuses familles.

Le bouclage de Gaza a aussi des conséquences que nous n'avions pas envisagées. Les meubles sont devenus une denrée rare. Ils sont chers d'occasion et hors de prix neufs. Depuis près de deux ans, il n'y a plus d'importation de bois pour les ébénistes et la frontière avec l'Egypte ne laisse entrer que ponctuellement du matériel médical. Curieusement, il est plus facile d'acheter un stéthoscope à Gaza qu'une table et des chaises.

Tout ce travail sur place n'est rendu possible que grâce à la présence et la compétence de l'équipe palestinienne Help Doctors (un médecin et un logisticien).

Cette troisième journée de travail sera consacrée à réaliser la liste complète des besoins en médicaments et en matériel médical disponibles dans Gaza et nécessaires à l'ouverture de la Clinic Help Doctors.