L'express de Madagascar : Des hôpitaux à l’épreuve des cyclones

La célébration de la Journée mondiale de la prévention des catastrophes a accordé une importance particulière aux renforcements des infrastructures hospitalières. De fait, le thème de cette journée s’est focalisé sur «Des hôpitaux à l'abri des catastrophes».

Pour Madagascar, cette prévention a été orientée vers la réduction des risques et la protection des installations sanitaires. Il s’agit de sauver des vies pendant et après le passage des cyclones. Ainsi, le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) s’est engagé à faire de la prévention son cheval de bataille.

« Il est très important d’inclure des mesures de réduction des risques et d’appliquer les normes et standards de construction dans le but de réduire les effets néfastes des catastrophes naturelles sur le bien-être des populations et sur le développement économique durable », a souligné le colonel Jean Rakotomalala, secrétaire exécutif du BNGRC. Lors de la célébration de la journée du 8 octobre au Centre hospitalier universitaire Ravoahangy Andrianavalona, il a d’ailleurs insisté sur la mise à l’abri des infrastructures sanitaires.

Un projet de construction d'hôpitaux résistants aux calamités naturelles comme les cyclones s’intègre dans cette politique. En attendant, les centres de santé, se trouvant dans l'oeil ou sur leurs trajectoires, subissent toujours des dégâts considérables.

Prépositionnement C'est le cas lors du passage de Fame et Ivan. Ils ont mis en péril 167 centres de santé de base de niveau II et six hôpitaux dans les régions d'Analanjirofo et de la Haute Matsiatra. « Les dommages et les pertes sont évalués à 594,6 millions de dollars. Les coûts de réhabilitation et de reconstruction des bâtiments sont estimés à 30,5 milliards d’ariary », mentionne le rapport du BNGRC à ce sujet.

C’est dire que les dégâts causés par les catastrophes au système sanitaire ont une portée humanitaire, sanitaire et économique tragique.

A côté du projet à long terme de construction d'hôpitaux sans risque, dont l'architecture fait l'objet d'un concours international, le service des urgences et des catastrophes (SUCA) auprès du ministère de la Santé et du planning familial se met en position préventive.

« Des médicaments traitant les maladies susceptibles de surgir avec le mauvais temps sont prépositionnés dans les régions enclavées. Ils combattent contre les diarrhées, le paludisme, les infections respiratoires aiguës ainsi que les dermatoses », indique le docteur Rajaoarivelo, chef de service du SUCA. Ce prépositionnement concerne des milliers de personnes habitant, entre autres, Maintirano, Besalampy, et les régions Diana et Boeny.



Noro Haingo Rakotoseheno Date : 14-10-2008